Avec des résultats en hausse, des finances saines et...
des projets déjà bien avancés, la CAOSO, qui tenait son AG le 16 octobre, affiche une belle santé.
La CAOSO (Coopérative Agricole Ovine du Sud-Ouest) est quasi octogénaire alerte. Elle regroupe 350 éleveurs (ovins, caprins) sur la totalité des Pyrénées-Atlantiques et une partie des Hautes-Pyrénées. Née en 1946, elle a vu son chiffre d’affaires au 30.06.2025 être en hausse de 500 000 euros sur un an à 4 600 000 € pour un prix moyen rémunéré à l’éleveur à 55 € avant complément tarifaire. « Des résultats qui s’expliquent par une importante hausse des tarifs du fait d’un manque de production concernant les agneaux de lait très net en Espagne », précise Théo Despres, directeur de la coopérative depuis un peu plus d’un an. La problématique est certes un peu identique en France, mais l’agneau de lait est très consommé outre Pyrénées, la loi de l’offre et de la demande bat donc tout son plein. Témoin de l’importance du marché espagnol, le nombre d’agneaux de lait commercialisés lors du précédent exercice se monte à 50 000 en Espagne contre 10 000 en France. Concernant les brebis de réforme, c’est en revanche en France que la commercialisation est la plus importante.
Un nouveau centre d’allotement pour l’Espagne à l’étude
Si les chiffres sont bons, les dirigeants se veulent à la fois prudents et visionnaires : « 350 éleveurs comptent sur nous, explique Denise Etcheberriborde, la présidente, il faut donc avoir des projets, et nous en avons comme par exemple la création d’un nouveau centre d’allotement sur le secteur de Saint-Jean-Pied-de-Port, ou un projet autour de la laine pour lequel une apprentie vient d’être embauchée. » Pour l’heure, la CAOSO possède deux centres d’allotement agréés pour l’Espagne : Idaux-Mendy et Gamarthe (sur la ferme de la naissance de la CAOSO) : « ce dernier n’est pas très pratique d’accès tant pour nos éleveurs que pour les transporteurs espagnols, on se pose donc la question sur la création d’un nouveau lieu plus accessible pour le secteur Garazi-Baïgorry. Les finances de la coopérative nous permettent de nous projeter vers tous ces projets, nous sommes sereins et volontaires. » Concernant le projet de la laine, il s’agirait d’un retour aux sources, puisque la coopérative souletine a été créée autour précisément de la commercialisation de laine. Une réflexion avait été menée en fin d’année 2021, elle devrait entrer dans une phase très active dans les mois à venir.
« Denise Etcheberriborde (présidente) et Théo Despres (directeur). »
Texte et photo : Fabrice Borowczyk



